L’interview de Zézette, la parisienne

la photo s'appelle "jaquardbottespoils"

Alors voilà, je vais vous présenter Zézette, ma cops, la Parisienne, je lui ai même fait une page comme le Bips !!!

Trop d’honneur me direz vous ? Et bien non,car c’est ma cops. On n’a  à peu près rien à voir question physique, rien à voir question style, assez à voir, côté génération:) et pourtant on est capables de se causer des heures de modes et pour ma part j’adore son style, même si je ne porterais pas la plupart de ses pièces. Mais c’est ce qui me plait, j’ai horeur moi aussi des uniformes, et Zézette est loin d’être une suiveuse, un petit soldat bien rangé, non elle est elle et c’est pour ça que je l’apprécie, je lui ai pondu quelques questions pour que vous la connaissiez un peu ( et encore on s’en tape un peu de ça) non pour la faire parler, écrire, car elle écrit bien, et quand elle le voudra à la fréquence qu’elle souhaitera, je lui ouvrirai ce blog.

veste vintage Killywatch

Par contre, elle n’est pas bloggueuse, pas son truc, donc les commentaires sont ouverts mais c’est moi qui y répondrai, un peu strange mais on verra bien, on expérimente, dirons nous… Bonne présentation!

sac sentou

Tu vis à Paris et tu adores Paris; Pourquoi ?

Parce que ça ne s’arrête jamais !
Rien ne s’arrête jamais complètement le son, les images, les gens. J’ai peur du vide, la campagne m’angoisse.
Et puis surtout pour la diversité, pour le mélange, pour la coexistence des différences… On ne voit ça que dans les capitales.

Tu peux me faire une photo de Paris, d’un endroit de Paris que tu aimes ?
OUIIII !!! ça vient ! là pas trop le temps me ballader sorry….

Tes accessoires préférés ?
Un pendentif la tonkinoise

La chose que tu détestes porter ?
du rouge et noir… pas besoin d’exiler ma peur ! (ndrl… les adeptes des années 80 se reconnaîtront…ou pas.)

Où achètes tu tes vêtements ?
Partout. J’ai un petit budget, je ne peux pas claquer dans des enseignes de marques exceptées celles abordables. ça ne me frustre pas mais ça demande juste un peu plus d’imagination.
Alors évidemment H&M, New Look, et les broc !!
mais aussi en marque Kling, American Retro ou american vintage.
J’ai abandonné les Kookai, Mango, Zara et cie…. trop de cohérence dans les collections. Tout est lissé.

robe Kling bottes aigne

Comment les choisis tu ?
Je ne cherche pas, je trouve ! (Marylin Monroe)
C’est l’avantage de Paris, je flâne, le nez en l’air (beaucoup) et  parfois, un truc en vitrine me crie « Je ne peux être porté que par toioioioi!!!!! achète moi ! » Je craque, je déteste faire souffrir.
Je fais rarement les boutiques et uniquement les boutiques. « journée shopping », beurk !
Le look doit être une activité totalement intégrée au quotidien, ça évite de faire les pieds au mur en consacrant des moments exclusivement dédiés à chercher « the » tenue qui tue !

As tu l’impression que ton rapport aux vêtements a changé en « vieillisant » ?
Bien sûr… et heureusement ! Il faudrait faire une photo d’une pièce fétiche tous les ans (mais une justement, pas de ta garde robes !)
Ce serait amusant de voir l’évolution.
Et puis mon rapport aux vêtements a suivi celui de ma vie, de mes activités.
Comme je le disais tout à l’heure, les vêtements sont un langage. J’ai la chance de travailler dans un milieu artistique. Je suis free lance, donc libre, sans patron, je m’habille comme je veux, personne ne viendra me dire que ça ne va pas. Et bien pourtant, je ne m’habille pas du tout pareil, pendant les périodes où je fais de la musique et celles où je bosse plus dans la prod ! Je ne le décide pas, c’est une évidence. Tout doit être en phase : l’humeur, l’activité, le temps… J’écris, par exemple, et ces jours là, si je mets une tenue qui ne ressemble pas à ce que je vais écrire, ça ne va pas, ça ne vient pas. J’ai l’impression d’être accompagnée de quelqu’un qui vient semer le trouble ! Je me change,  je repars et j’écris.

Mais je vois bien que ça n’est pas ce qu’on me demande… On me demande : « en vieillissant ! »
Bon ben oui, on vieillit. On vieillit tous ! Commencez par aller écouter une chanson très concernante et déprimante sur le sujet  « Si tu t’imagines » de Juliette Greco.
Et bien moi je ne suis pas d’accord avec cette chanson qui voudrait nous faire croire que la femme est denrée périssable ! Oui, on change, on a quelques rides au coin des yeux, un teint un peu plus terne, on ne peut plus porter des short hypra courts sans risquer de ce se faire embarquer, on ne peut plus porter non plus la mini jupe salopette rose (et c’est ça peut-être mieux !) qu’on portait quand on avait 17 ans. Et alors ? ça nous met hors jeu ?
On peut aussi s’autoriser des choses qu’on ne se serait pas autorisées plus jeune ! On a l’avantage de l’expérience des styles avec le même désir de la découverte. On peut associer des styles un peu stricts, dans lesquels on aurait eu l’air idiot ou BCBG (pire)quand on était jeune, avec des pièces ou des accessoires plus fashion.
Après le troisième sexe, le troisième style !
Je dirais qu’en vieillissant, pour ne pas avoir l’air ridicule, on ne suit plus la mode mais elle nous accompagne en toutes circonstances. Finalement le rapport est devenu plus noble, on est moins soumis, libre mais avec une identité esthétique qui nous permet de choisir.
Et pas d’avaler en bloc la mode du moment sans jugement ou appropriation.

Quel rapport as-tu avec ton corps , Tu fais beaucoup de sport attention à ta ligne c’est important pour toi ?
Réécoutez la chanson « Si tu t’imagines » de Juliette Greco et vous ne bouderez plus la piscine !
Bien sûr que c’est important ! Le vêtement est un langage, certes, mais essayez d’écrire au feutre noir sur une ardoise…

Je dirais que j’ai la chance de ne jamais avoir eu un patrimoine génétique formidable…
De la chance, parce qu’en passer par la phase « amélioration » nous permet ne pas zappeur la phase « entretien ».
J’ai des copines qui, à 18ans étaient pour moi source d’admiration, leur corps, j’en rêvais, moi je me trouvais petite, grosse, sans forme… Et les vêtements ne servaient qu’à me cacher, à dissimuler ce corps que je ne respectais pas.
Alors je me suis mise à nager, tous les jours, à m’occuper de moi. Je ne dis pas que je suis devenue une gravure de mode, mais j’ai réussi à, sans aller jusqu’à me plaire, du moins à m’accepter et à redonner à mon corps la place qui était la sienne.
Le vêtement a du coup changer  de statut. Il est passé du statut de « cache misère » à celui d »exhausteur de style » !
Et puis j’ai recroisé ces copines quinze ans plus tard…Elles ont zappé la phase « entretien »…
elles croyaient que ça allait durer toujours !… Et ben non ! Faut pas le dire mais ça m’a procuré du plaisir, j’avoue !
Donc oui, le rapport que l’on a son corps entraîne forcément le rapport que l’on a aux vêtements.
Est-ce que mon corps mérite d’être le représentant officiel de mon style ?

Quelle est ton icone de mode ou la femme  publique que tu admires  ?
Charlotte Gainsbourg.
Elégance, sensualité, féminité. Elle peut porter ce qu’elle veut, ça ne sera jamais hors cadre.
La preuve ? Faire la pub de Gérard Darel. Il faut le faire quand même pour remettre cette marque au goût du jour.
Et c’est gagné… sur les affiches, on aurait presque envie de pousser la porte de la boutique. Mais on s’arrête devant et sans elle dedans, ça ne donne plus du tout envie !

le trench

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14 responses to “L’interview de Zézette, la parisienne

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